Réinventer l’industrie de l’automobile, à la manière du Web?

C’est aujourd’hui que s’est exprimé le président américain, Barack Obama, sur la très attendue restructuration de l’industrie automobile. Au même moment, le constructeur General Motors (GM) doit déposer un bilan de ses activités. Je crois que tout comme le Web, l’industrie automobile doit entrer dans une nouvelle ère, que l’on pourra qualifier: l’ère de l’industrie automobile 2.0. Je trouve le parallèle plutôt intéressant, car le Web, avant d’entrer dans la sphère du Web 2.0, était statique et privé d’interaction, sauf peut-être pour les animations Flash me direz-vous.

Pour l’industrie automobile, les consommateurs achètent leur véhicule, mais où se situe leur niveau de préoccupation à l’égard des impacts sur l’environnement? Un changement de moeurs s’impose et l’industrie automobile doit réinventer l’approche afin de faire en sorte que chaque nouvelle automobile vendue ait un impact positif sur l’environnement. Automobile vendue et environnement, j’observe une certaine dichotomie en insérant ces deux idées dans une même phrase! Les véhicules hybrides représentent un pas dans la bonne direction, mais l’implantation des véhicules électriques tarde à être commercialisée et le temps presse.

En terminant, voici quelques statistiques évocatrices tirées d’un article de la revue Commerce récemment rédigé par Kathy Noël. En 2020, les véhicules tout électriques occuperont 5% du marché. Cela pourrait représenter plus de 50 millions de véhicules, si on se fie à l’évolution du parc automobile mondial, qui, selon les prévisions, devrait dépasser le milliard d’unités dès 2010.

Chers politiciens du Québec, du Canada, des États-Unis et de partout ailleurs dans le monde, qu’attendez-vous pour emboîter le modèle du Web 2.0 pour révolutionner l’industrie automobile?

Posté par Serge Vallières

«Bullshiter» ou ne pas «bullshiter». Telle est la question.

D’entrée de jeu, je tiens à vous annoncer que je n’ai pas l’intention de répondre à cette question existentielle qui titille bon nombre de communicateurs depuis la parution de la chronique de Patrick Lagacé sur le sujet dans le quotidien La Presse. Je n’ai pas l’intention non plus de condamner ni d’acclamer le blogue sur le bixi «À vélo citoyens». Mon intention est plutôt de pousser plus loin la réflexion sur le sujet, à la lumière bien sûr de la controverse que ce blogue suscite présentement, mais aussi par rapport à l’enseignement que j’ai reçu dans le cadre de mes études en communication et relations publiques à l’Université de Montréal.

En premier lieu, il convient de rappeler à quel point le Web 2.0 a provoqué une petite révolution au niveau des communications marketing et des relations publiques. Pourquoi ? Principalement parce que ce nouvel outil, plus que tout autre médium, facilite le processus bidirectionnel de communication propre aux relations publiques. Dans un tel processus, «les publics écoutent les messages des professionnels des communications, mais également ces derniers ont comme devoir d’écouter et de comprendre leurs publics» (Martel (2006). En effet, la définition des relations publiques qui m’a été le plus souvent présentée au cours de mes études était la suivante : «Public relations is the management function that establishes and maintains mutually beneficial relationships between an organization and the publics on whom its success or failure depends» (Cutlip, Center et Broom (2000).

En deuxième lieu, il convient de mettre cette définition des relations publiques en contexte avec le livre «On bullshit» du philosophe Harry Frankfurt dont se sert Patrick Lagacé dans sa chronique, le tout par rapport au blogue sur le bixi.

Selon Frankfurt, tandis que le menteur (ce dont je n’accuse pas les auteurs du blogue d’être) doit savoir la vérité afin de mieux la dissimuler, le «bullshitter» (épithète que je ne tiens pas non plus à accoler aux auteurs du blogue) se soucierait uniquement de son propre agenda ou de ses propres intérêts, sans s’intéresser à la vérité quelle qu’elle soit. Suivant ce raisonnement, la «bullshit» serait un plus grand ennemi de la vérité que ne le sont les mensonges.

Malgré tout le respect que j’ai pour Patrick Lagacé, je crois qu’il est injuste de faire un rapport entre la théorie de Frankfurt et le blogue «À vélo citoyens». De dire ou de laisser présumer que ledit blogue, par association, est un ennemi de la vérité, est un pas que je ne franchirais pas. Toutefois, je pose la question : Est-ce que l’esprit du blogue respecte celui des relations publiques ? Ou, dans la mesure où l’on considère que le blogue relève purement du marketing et non des relations publiques, est-ce qu’il vient en contradiction avec les actions habituellement mises de l’avant par la fonction des relations publiques ? Si l’on reprend la définition de Cutlip, Center et Broom, on peut se demander si l’invention de personnages fictifs présentés au public comme étant réels permet d’établir et de maintenir une relation mutuellement bénéfique entre une organisation et son public. Il est fort à parier que certains internautes ont été troublés d’apprendre que les personnes avec qui ils entretenaient une relation virtuelle n’étaient que subterfuge. Mais il est certain que d’autres ne s’en offusqueront pas outre mesure. Certes, le fait que le sujet du blogue, le Bixi, soit une chose que tous considèrent comme étant une bonne initiative permettra à la controverse de ne pas prendre des proportions alarmantes.

Mais la question demeure. Peut-on «bullshiter» sans craindre un ressac ? L’article de Patrick Lagacé démontre qu’il peut être hasardeux d’utiliser une telle stratégie. Quoiqu’il en soit, d’autres questions me chicotent. Pourquoi les auteurs du blogue n’ont-ils tout simplement pas utilisé le nom de vraies personnes ? Quelle est la raison pour laquelle ils devaient absolument utiliser des prête-noms ? N’était-il pas possible de créer un blogue sur lequel on invitait, en toute transparence, les Montréalais(es) à discuter du bixi ? En tout respect pour l’opinion contraire, je dois dire, pour conclure, que je ne souscris pas à l’argument, dont nous fait part Lagacé dans sa chronique, selon lequel un blogue hébergé par Stationnement de Montréal n’aurait intéressé personne.

Martel, L. Les relations publiques et leur implication dans la formulation de la stratégie des organisations, Mémoire de maîtrise, HEC, 2006, 135 p.

Posté par Vincent Galipeau

Les médias sociaux pour mousser les ventes d’un film…

La semaine dernière, je lisais sur Infopresse un article intéressant qui à mon avis, propulse le lancement des films à un tout autre niveau et ce, grâce à la notion de temps réel et d’interactivité des médias sociaux.  À l’occasion de la sortie du film Terminator Salvation le 21 mai prochain sur les écrans canadiens, le jeu Resistance 2018 débarque sur Twitter et les règles y sont détaillées sur le blogue.

La campagne promotionnelle dans les médias sociaux permet d’augmenter de façon exponentielle le nombre de fans d’un film.  De plus, les gens qui se rendent sur Twitter peuvent même aller jusqu’à personnaliser leurs pages personnelles en utilisant les ‘’skins” disponibles sur le blogue du jeu, une initiative encore une fois, peu coûteuse et qui permet au film d’interagir avec son public-cible tout en le faisant participer à sa promotion.

La campagne va encore plus loin. En effet, les utilisateurs de Twitter peuvent aider les humains et lutter, ensemble, contre les “skynets” qui dominent la ville et s’immiscer dans l’univers du film et du jeu avant même la sortie officielle sur les écrans.

Je vous invite à suivre @resistance2018 sur Twitter pour résoudre des énigmes en employant les fonctionnalités de cette vitrine interactive afin d’amasser un maximum de points.

À quand ce genre d’initiative pour le lancement d’un film québécois?

Posté par Serge Vallières

Grippe porcine et préparation de votre plan de communication : le temps presse


Le spectre d’une pandémie de grippe porcine frappe à nos portes. Toutes les entreprises et organisations devraient dès maintenant se préparer au pire en espérant évidemment que le pire ne se produira pas. Mais la responsabilité des dirigeants est de préparer un plan de communication et d’être prêt lorsque la crise éclatera.

 

AGC recommande de suivre les 5 étapes suivantes :

  1. Développez une stratégie de communication qui tient compte des publics internes et externes. Rappelez-vous que tout ce qui se dit à l’interne peut facilement se retrouver à l’externe et vice-versa.
  2. Préparez-vous à communiquer les faits réels, y compris les risques potentiels afin de minimiser l’hystérie collective.
  3. Préparez différents scénarios et identifiez les principaux endroits où la crise est la plus susceptible de frapper.
  4. Ordonnez une retraite fermée de deux jours à une petite équipe de joueurs clés (2 ou 3 joueurs) de votre organisation accompagnée d’un expert externe en communication en situation de crise. Leur mission : écrire le guide de gestion en situation d’urgence le mieux adapté à votre organisation.
  5. Informez tous les joueurs clés de votre organisation de l’existence du plan. Dès que la crise frappera, vous serez prêt.

Rappelez-vous que les entreprises et organisations gagnantes sont toujours bien préparées à faire face à une crise.

Et rappelez-vous aussi qu’un plan de communication bien articulé peut sauver des vies.

Posté par Ahmed Galipeau

Les avantages d’un blogue - prise 1

Mon collègue Serge Vallières nous offrait récemment sa définition d’un blogue d’affaires. Je vous proposerai, au fil des prochains billets, les principaux avantages de cette vitrine interactive pour les entreprises :

1. POUR LE DIALOGUE | Un blogue permet à votre organisation d’échanger avec vos principaux publics. Qu’ils soient vos clients, fournisseurs, partenaires, actionnaires ou autres, vous pouvez entretenir un dialogue continu avec eux, par le billet de la vitrine.

Quoi de mieux que d’annoncer le lancement d’un nouveau produit ou service et d’obtenir, peu de temps après, les commentaires de vos lecteurs? Le tout permet alors d’entamer un processus d’amélioration continue et de démontrer à vos publics que vous avez réellement leur opinion à coeur.

Il ne s’agit que d’un bref exemple, qui peut nécessairement être adapté à votre réalité d’entreprise. L’important étant de modifier les anciens schèmes selon lesquels la communication entre une organisation et ses publics devait être unidirectionnelle, en engageant la discussion avec ceux-ci.

La suite, dans un prochain billet!

Posté par Marie Claude Bernard

Les opposants au projet de mine d’or à Malartic ont recours à YouTube

Un montage de scènes désolantes et d’effets sonores bruyants, une musique déprimante et des faits présentés de façon alarmiste, voilà de quoi est faite la vidéo que les opposants au projet de mine d’or à ciel ouvert à Malartic en Abitibi ont concoctée et diffusée sur YouTube. Et c’est efficace. Habilement intitulée L’Abitibi, c’est pas un trou, la vidéo incite les internautes à réclamer un débat public sur le développement des mines à ciel ouvert au Québec.

 

Comme en fait foi cette brillante initiative, les médias sociaux ont changé d’une façon spectaculaire le monde des communications dans lequel évoluent les organisations. Dans un billet publié sur ce blogue, je faisais allusion à cette réalité en relatant les propos de Joël de Rosnay qui voyait dans l’émergence des médias sociaux une prise de pouvoir par les « masses » sur l’information et les communications et ce, au détriment du contrôle des « mass médias » traditionnels. Mais est-ce que cette nouvelle réalité ne doit profiter qu’aux « masses », pour reprendre les termes de l’auteur ? Certainement pas.

 

Il suffit que les organisations se secouent et cessent d’hésiter d’avoir recours aux médias sociaux lorsqu’une occasion se présente. Les efforts de communications en matière d’acceptabilité sociale des grands projets sont d’ailleurs l’une des avenues dans laquelle les nouveaux médias peuvent être très utiles. En effet, pourquoi les promoteurs se contentent-ils d’être à la remorque des opposants en cette matière ? Pourquoi ne prendraient-ils pas l’initiative en recourant en premier lieu aux médias sociaux et en y diffusant des vidéos présentant leur point de vue ?

 

Selon un article de Radio-Canada, on aurait dit, du côté d’Osisko (le promoteur de la mine), « ne pas souhaiter que le débat sur le projet se tienne sur Internet. » Tant pis, car les opposants ne l’entendent pas ainsi!

Posté par Vincent Galipeau

Gestion de la réputation et relève au sein des entreprises : le même combat

Plusieurs événements récents survenus sur la scène économique et dans le monde des entreprises font la démonstration que l’ère des “CEO vedettes à tout faire” tire à sa fin. Les salaires indécents, les primes au rendement choquantes, les bonis démesurés sont en train de vivre leurs derniers balbutiements. Le citoyen, consommateur et actionnaire moyens n’acceptent plus que des PDG empochent des millions de dollars alors que le cours de l’action de l’entreprise est en chute libre, que les pertes s’accumulent et que des milliers d’emplois sont menacés. Les régimes de pension multimillionnaires se succèdent en moyenne aux deux ans (la durée moyenne du mandat d’un CEO est actuellement de 18 mois!). Imaginez : on verse une pension à vie à des CEO pour un mandat moyen de 18 mois dans une entreprise. C’est le temps qu’il faut à un conseil d’administration pour se rendre compte que ce dirigeant est en train de couler l’entreprise.

Les “CEO sauveurs”, une autre belle invention aberrante des Américains, est un concept révolu. Richard Joly, PDG de Leaders & Cie , une firme-conseil québécoise spécialisée en gouvernance et leadership, répète à qui veut l’entendre que les CEO de demain sont déjà dans votre entreprise. Oubliez les soi-disant vedettes qui ont réponse à tout, qui se foutent de l’avenir sauf du leur, et qui se gargarisent en limogeant des milliers d’employés, en plus d’exiger des salaires et des primes mirobolants. Messieurs dames administrateurs, préparez donc la relève de l’interne. Chaque entreprise possède dans ses rangs des dizaines d’hommes et de femmes tous et toutes potentiellement capables de prendre les commandes de votre entreprise. Vous économiserez des millions de dollars, augmenterez le taux de rétention de vos cadres et améliorerez la réputation de votre organisation!

Posté par Ahmed Galipeau

Qu’est-ce qu’un blogue selon AGC?

Depuis que nous avons lancé le blogue d’AGC en mai dernier, il m’arrive souvent d’échanger avec des professionnels de l’industrie des relations publiques pour définir, voire défendre la raison d’être d’un blogue. J’ai réfléchi abondamment à cette question et discuté de ce sujet avec nombreux de mes collègues (un grand merci à Philippe Martin), et voici comment je définirais le blogue à son état pur.

Blogue n.m. Un blogue est un site web dont l’édition simple et efficace permet de diffuser des textes, des images, des vidéos sur une base régulière et d’y recevoir des commentaires, le tout sans connaissance technique particulière. L’archivage du contenu et son indexation très rapide dans les moteurs de recherche en font un des éléments essentiels de la communication à l’ère de l’économie de la conversation.

Pour ce qui est du blogue d’affaires, c’est l’outil désigné pour permettre à votre organisation d’ouvrir un dialogue et mieux faire connaître votre secteur d’activités, présenter vos bons coups et ceux de votre industrie. En déployant une vitrine interactive telle un blogue d’affaires, vous pouvez recueillir les impressions, suggestions, idées ou réactions de l’ensemble de vos publics cibles en regard de votre offre de produits ou services.

Posté par Serge Vallières

Jean-Luc Mongrain ou l’art de séduire une foule…

Lors de la quatrième édition du Colloque Parle Parle, Jase Jase samedi le 14 mars dernier, c’est plus de 300 étudiants, jeunes professionnels et seniors des relations publiques qui étaient littéralement suspendus aux lèvres d’un orateur brillant et j’ai nommé: Jean-Luc Mongrain. Sous la thématique de l’audace, l’animateur chevronné, récemment de retour à la barre d’une nouvelle émission sur les ondes de LCN nous a affirmé haut et fort que le temps de la “cassette” était bel et bien révolu.

D’entrée de jeu, monsieur Mongrain nous mettait en garde contre les membres de la haute direction qui jettent dans la gueule du loup un porte-parole sans expérience sur la scène médiatique. Ce dernier exige la vérité et rien que la vérité de la part des organisations. Mais attention, n’allez pas croire qu’une entreprise devrait éviter la préparation de son porte-parole au détriment de la vérité.

Selon l’animateur, une entreprise a le devoir d’être préparée pour informer le grand public, mais les récentes sorties publiques de l’ex-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau et de la haute direction de FTQ-Construction constituent le parfait exemple d’une cassette révolue, d’un manque de transparence et d’un manque de discernement de la part de ces entreprises, pourtant d’envergure.

En effet, monsieur Mongrain, qui a touché à tous les médias depuis 25 ans a donné tout un spectacle à un public qui œuvre dans l’industrie des relations publiques et nous a mis en garde contre les attrapes des porte-parole. Selon lui, il nous faut toujours garder à l’esprit que l’information complexe doit être vulgarisée pour monsieur et madame tout le monde, sans pour autant négliger l’authenticité et la transparence…

Le protecteur du citoyen se tourne maintenant vers les blogues pour entretenir une conversation avec son public. Pour reprendre les propos de monsieur Mongrain: Ginette parle à Réjean, Réjean écrit à Francine, Francine répond à Gaétan… En effet, les blogues ont révolutionné les médias traditionnels et ces nouvelles plateformes sont les solutions vers quoi les médias doivent se tourner pour commenter l’actualité en temps réel et de manière proactive.

L’intérêt de Jean-Luc Mongrain pour le Web 2.0 m’impressionne et je dois avouer que sa conférence, qui a clôturé la quatrième édition du Colloque Parle Parle, Jase Jase de la SQPRP, m’a tout autant impressionné.

Posté par Serge Vallières

Pauvre église catholique! Sa réputation est aux portes de l’enfer…

Voyons un peu…

Un évêque brésilien, digne représentant de l’église et du pape, vient d’excommunier les médecins et la mère d’une fillette de neuf ans qui s’est fait avortée après s’être faite violer par son beau-père. Vous vous rendez compte du jugement de l’évêque en question! Parce que le droit canon est sans équivoque. Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunion. Alors, ce cher évêque sévit de toute sa sagesse!

Nos églises se sont vidées au cours des 30 dernières années, parce que l’Église catholique et ses représentants sont incapables de faire face aux changements et de se moderniser. En 2009, l’Église condamne encore le port du condom, l’avortement et interdit aux femmes d’embrasser le sacerdoce.

Cher Benoît XVI, comment voulez-vous ramener les fidèles au bercail quand vos représentants s’entêtent à détruire la réputation de l’église et de la religion catholique?

Posté par Ahmed Galipeau