- Le 3 octobre 2008 -
L’arrivée du storytelling s’est faite dans les années 1990, alors qu’au sein des sciences humaines on parle d’un tournant narratif. Christian Salmon dénote dans son recueil Storytelling la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (2007) une augmentation inquiétante de la place du récit dans la sphère sociale. L’omniprésence du récit se fait sentir en politique, mais aussi en entreprise. En parfait ligne directrice avec l’ouvrage de Naomie Klein, No Logo, Salmon présente la suite logique de l’omniprésence du logo dans l’incorporation cette fois de la narration aux discours entrepreneuriaux. “Dix ans plus tard, ces mêmes théoriciens avaient changé d’avis : désormais, il fallait produire nos plus des marques, mais des histoires…” (Salmon, 2007).
Le storytelling s’exprime ainsi par la création d’un récit servant des desseins privés. Cette histoire doit s’exprimer dans les valeurs et les moeurs des publics visés. La consommation permet ainsi aux acteurs sociaux de s’incorporer dans une plus large mesure à un récit. Si je consomme telle boisson, je m’intègre également aux valeurs véhiculées par le récit construit par l’entreprise. J’accepte ainsi le rôle que m’offre ce récit et je l’endosse “publiquement”. Consommer devient désormais une façon de s’intégrer à un système de valeurs plus large au sein d’une “communauté” fondée sur des intérêts commerciaux. Vous rappelez-vous la “Génération Pepsi“? Dans la foulée de théories en sciences sociales, le storytelling offre de nouvelles avenues de réflexions fécondes. Le livre de Salmon à cet égard s’avère des plus intéressants, quoiqu’aussi quelque peu inquiétant…
Posté par Jean-Vincent
- Le 1 octobre 2008 -
Je regardais lundi soir une émission de téléréalité sur la chaîne de télévision anglophone CBC se nommant Dragons’ Den. Le concept à première vue banal, consiste à permettre à des entrepreneurs à la recherche de financement d’effectuer un pitch de vente auprès d’un groupe de cinq investisseurs (quatre hommes et une femme), par moment sympathiques et par moment arrogants voire méprisants, en présentant leurs concepts d’affaires dont certains méritent une remise en question.
D’un point de vue communicationnel, je dois avouer que cette émission est originale puisqu’elle permet à des entrepreneurs de tout âge d’obtenir une occasion concrète de présenter leurs solutions d’affaires à des investisseurs aguerris tout en obtenant une fenêtre de visibilité intéressante sur une chaîne de télévision nationale et ce, pendant plusieurs minutes.
Quoique cette émission demeure dans l’univers de la téléréalité, il y a tout de même un important contraste avec la trop populaire émission Loft Story qui croyez le, entame sa cinquième saison sur les ondes de TQS, chaîne dorénavant distante de l’univers des nouvelles et de l’information, mais cela pourra faire l’objet d’un autre billet.
Posté par Serge Vallières
- Le 17 septembre 2008 -
Mon collègue Pierre Bouchard parlait récemment de l’influence grandissante d’Internet dans l’un de ses billets. La présence du Web et des technologies informatiques dans notre quotidien est maintenant inéluctable et irréfutable. Des recherches sur Google au Web 2.0, voire 3.0, de l’Internet sans-fil via nos cellulaires, iPod, ou ordinateurs portables, de la maison au café, le Web et l’ordinateur sont partout.
Comment expliquer alors que certains résistent encore à son attrait? Que les uns préfèrent rédiger sur papier avant d’écrire «au propre» à l’ordinateur? J’ai passé trois des quatre dernières années à implanter un système de base de données visant à faciliter le quotidien de mon ancienne équipe de travail. Pourtant, l’attrait du papier était toujours là! À force de séances de formation, de sensibilisation, de motivation, une seule conclusion : les jeunes sont beaucoup rapides à délaisser leurs tablettes de papier pour passer aux systèmes informatisés. Qu’en est-il des autres, de l’âge de mes parents (pas tous j’en conviens!!!), qui résistent encore?
Surtout, est-ce encore possible de résister? Parce qu’entre deux courriels et une réservation des vacances familiales en ligne, d’aucun trouveront que le Web, c’est bien pratique!!!
Posté par Marie Claude Bernard
- Le 15 septembre 2008 -
Du 25 août au 7 septembre dernier, c’est 18 participants qui ont pris part à l’ascension du Machu Picchu au Pérou, une initiative mise sur pied par l’Association des agences de publicité du Québec visant à amasser des fonds au profit du BEC.
Les organisateurs affirment avoir surpassé l’objectif de 18 000$. Cette somme aidera le BEC à défrayer, notamment, des services de psychologues et d’aide au budget fournis par l’organisme Services aux familles.
Voici un bel exemple d’implication socio-communautaire réalisé par des professionnels de l’industrie des communications qui mérite d’être souligné.
Posté par Serge Vallières
- Le 11 septembre 2008 -
Selon un proverbe chinois, il est dit que les deux tiers de ce que l’on voit se trouve derrière nos yeux. Cette figure exprime parfaitement la façon dont je conçois les communications. Au sein même de notre pratique en tant que professionnels des communications, nous tentons fréquemment de présenter “LA” réalité des choses. Pourtant c’est uniquement à travers la pluralité des points de vue qu’on peut espérer révéler une parcelle d’objectivité. Voilà pourquoi ce proverbe est si parlant, il exprime comment nos présomptions, notre expérience, et parfois même nos préjugés, influencent notre discours. Il est ainsi de notre devoir d’ouvrir la porte au dialogue, au débat, afin de valider et de confronter nos idées.
L’arrivée du Web 2.0 suit parfaitement cette ligne de pensée. Le blogue offre cette opportunité d’entamer la discussion afin d’éviter la rectitude des médias traditionnels qui ne permettent pas l’apport essentiel de la confrontation, du moins pas aussi directement et facilement qu’au sein d’un blogue. Il importe de se rappeler que les médias traditionnels n’expriment pas “LA” réalité des choses, ils entament un débat qu’il importe de reprendre publiquement. En observant une nouvelle, rappelons-nous que notre regard est toujours teinté d’idées préconçues profondes. Alors multiplions les regards et continuons de faire avancer le débat.
Posté par Jean-Vincent
- Le 29 août 2008 -
Tout comme mes collègues, j’ai été interpellé par la campagne de Bell. Intrigué par tous ces panneaux “teaser”, je dois concéder que j’avais bien hâte de découvrir quelle compagnie se cachait derrière ces phrases sans lien apparent sur fond blanc. J’avoue ne pas avoir été surpris outre mesure d’y retrouver Bell après le départ des castors. J’ai quand même suivi avidemment cette campagne et réellement embarqué dans le “spin” créé. La nouvelle typographie est simple et efficace. Le slogan, “La vie est Bell”… ma foi, pourquoi pas. Bell a toujours préconisé la simplicité, voilà qui s’arrime très bien avec cette orientation stratégique amorcée il y a quelques années.
En regardant donc les nouveaux panneaux affichés, j’en suis presque venu à lever mon chapeau à cette campagne de Bell. La cerise? S’associer au plus gros événement de l’heure : les jeux Olympiques! Quoi demander de mieux. En fait, en regardant ce matin l’un des panneaux géants, j’ai vécu un petit trip de communicateur. Pourtant, si je ne baignais pas dans les communications à tous les jours, aurais-je autant apprécié? Trip de communicateur ou campagne réussie? Difficile à dire…
Posté par Jean-Vincent
- Le 26 août 2008 -
Le quotidien Infopresse dévoilait récemment une étude, la seconde du genre publiée par le cabinet-conseil américain McKinsey, sur l’utilisation des outils Web 2.0 dans les entreprises. Menée auprès d’environ 2 000 cadres internationaux, la conclusion de cette étude nous apprend que les organisations interrogées prévoient investir davantage dans les outils du Web 2.0. Celles-ci sont conscientes de l’impact sur leurs relations externes et sur les changements de gestion qu’ils induisent, une occasion pour les développeurs de logiciels et d’outils. Voici l’hyperlien vers l’article.
Posté par Serge Vallières
- Le 8 août 2008 -
Nombreuses sont les entreprises qui investissent des dizaines de milliers de dollars pour le placement d’une publicité télévisée de 30 secondes dans le cadre d’une émission X. Sachant que les pauses publicitaires sont de plus en plus boudées par les téléspectateurs, il devient complexe de toucher l’auditoire ciblé.
Grâce aux nouvelles technologies et à la prolifération des chaînes de télévision, le consommateur peut dorénavant passer outre les publicités, que ce soit en zappant d’une chaîne à l’autre durant la pause publicitaire, ou encore en avançant les publicités lors de l’écoute d’une émission préalablement enregistrée sur son terminal.
La commandite d’émission devient alors un bon moyen de s’adresser directement à l’auditoire, d’autant plus qu’il s’agit d’une solution très avantageuse pour le budget d’une production télévisée.
L’émission Donnez au suivant est un bon exemple pour illustrer mon propos. Je me rappelle d’un épisode présentant la famille d’un enfant autiste qui se voyait offrir un voyage à Walt Disney World. Ce voyage était commandité par une grande compagnie aérienne.
Tout le monde était content: la jeune famille voyait un rêve se réaliser, l’équipe de production pouvait offrir un bon moment de télévision à moindre coût et le commanditaire voyait sa marque associée à une belle cause; un beau bouquet d’émotions !
Posté par Myriam Crevier
- Le 4 août 2008 -
Éric Clément du quotidien La Presse publiait hier, un article fort intéressant. La Ville de Montréal a accordé en juin dernier deux contrats de communications et de publicité à deux firmes pour la modeste somme de 2,25 M$. Curieusement, les présidents des deux firmes, Jean Battah d’Octane Stratégie et André Morrow de Morrow Communications, ont rendu dans un passé récent des services du même ordre au parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal (UM).
Selon l’enquête du journaliste à La Presse, la Ville nous assure que l’attribution de ces contrats a respecté le processus d’appel d’offre public, mais nous sommes en droit de croire que les deux firmes détenaient un avantage (c’est peu dire) sur les autres cabinets et agences en lice au moment de soumissioner.
L’octroi de contrats suite à des appels d’offre par les trois paliers de gouvernement (fédéral, provincial et municipal), est une méthode bien loin d’être à point. À vrai dire, notre président, Ahmed Galipeau, et les treize autres firmes membres de l’Alliance des cabinets de relations publiques du Québec (ACRPQ) luttent pour assurer un système d’appel d’offres à la fois juste et transparent.
Posté par Serge Vallières
- Le 31 juillet 2008 -
Le Château Bonne Entente, un hôtel cinq étoiles situé à Sainte-Foy, m’a récemment invitée à profiter d’un week-end de familiarisation, question de prendre connaissance de tous les services offerts par l’établissement. Mon rôle de conseillère auprès de clients susceptibles d’organiser des événements dans la région de la capitale m’a valu un traitement VIP: massages, soupers gastronomiques, repas et alcool à volonté, etc.
Ils ont su m’en mettre plein la vue. Bien que ma déformation professionnelle m’ait permis de déceler, dès mon arrivée, les efforts de relations publiques que l’équipe des ventes mettait en branle, je dois avouer que je me suis laissée prendre au jeu. J’ai été complètement séduite.
La région de la Capitale nationale regorge d’établissements hôteliers luxueux, mais il est clair que mon expérience influencera désormais mes choix et mes conseils auprès de ma clientèle.
Comme quoi la gestion de la réputation passe avant tout par la séduction.
Posté par Myriam Crevier