2008
Collection 2008 au Cégep Marie-Victorin ou comment solidifier sa réputation en deux heures
Le 15 mai dernier, j’ai assisté au défilé « Collection 2008 » des finissants de l’école de mode du Cégep Marie-Victorin. Une excellente soirée, des vêtements d’une originalité et d’une qualité qui m’ont surprise, bref, un bon moment en compagnie de quelques collègues.
Le point central
Les finissants ont présenté des vêtements issus de projets féminins, masculins, de fourrure et du défi vert. Chacun avait une touche spéciale, un fini très « haute couture », bref un look que les spectateurs auraient voulu pouvoir porter tous les jours. Un grand bravo à tous les finissants.
Bâtir sa réputation
Connaissant quelques designers de mode, je sais à quel point il est difficile de percer dans le marché et, même établi dans le milieu, ces derniers continuent de coudre à la sueur de leur front entassés dans des ateliers créatifs. J’aimerais saluer l’initiative de la Fondation du Collège Marie-Victorin qui a remis, lors de cette soirée, des bourses pour que les méritants puissent faire un petit pas dans la bonne direction. Bravo également au Cégep qui a remis un prix Arianne à des anciens étudiants qui se sont taillés une place enviable dans l’industrie. Une belle façon pour eux de se dépasser et aller encore plus loin. Finalement, il y a eu le concours Mode Académie, en partenariat avec l’Aubainerie, une sorte de téléréalité durant laquelle le public pouvait voter pour leur vêtement préféré. Quelle belle vitrine! Quelle belle façon pour ces jeunes de débuter et d’obtenir la faveur du public et surtout, de démocratiser la mode.
Et les présentateurs
Loin de me considérer comme une experte de la prise de parole en public, il me faut souligner la piètre performance de l’hôte de la soirée qui a continuellement lu ses textes et a réussi à hésiter et trébucher. Pourtant, Jean Airoldi est un animateur de télévision de grande crédibilité. S’il ne faut que deux secondes pour se faire une impression de quelqu’un, il n’en faut que deux pour la défaire. L’une de mes professeures à l’université, Danielle Maisonneuve, disait souvent que la préparation et la connaissance de ses messages-clés étaient justement, la clé du succès. Qu’on se le tienne pour dit.