Archives de : juillet 2008

Les relations publiques ou l’art de séduire

Le Château Bonne Entente, un hôtel cinq étoiles situé à Sainte-Foy, m’a récemment invitée à profiter d’un week-end de familiarisation, question de prendre connaissance de tous les services offerts par l’établissement. Mon rôle de conseillère auprès de clients susceptibles d’organiser des événements dans la région de la capitale m’a valu un traitement VIP: massages, soupers gastronomiques, repas et alcool à volonté, etc.

Ils ont su m’en mettre plein la vue. Bien que ma déformation professionnelle m’ait permis de déceler, dès mon arrivée, les efforts de relations publiques que l’équipe des ventes mettait en branle, je dois avouer que je me suis laissée prendre au jeu. J’ai été complètement séduite.

La région de la Capitale nationale regorge d’établissements hôteliers luxueux, mais il est clair que mon expérience influencera désormais mes choix et mes conseils auprès de ma clientèle.

Comme quoi la gestion de la réputation passe avant tout par la séduction.

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La voiture et nous

Notre dépendance à la voiture est bien médiatisée et les articles sur le sujet se font de plus en plus fréquents. Il est intéressant de voir notre traitement de l’automobile et notre rapport avec celle-ci changer peu à peu.

On l’aime notre voiture. Nous lisons les cahiers du lundi avec impatience, pour lire les pseudo-journalistes nous donner le « 0 à 100 km l’heure en 6,9 secondes » si important à notre vie au quotidien. Notre amour pour les chars est profond et les statistiques le prouvent : plus de 100 000 nouvelles voitures vendues par année au Québec

Il y a les belles publicités qui nous mettent l’eau à la bouche – le financement par ici, les belles courbes par là, la qualité de la conduite pour toi, le bel intérieur pour elle. Les publicités de voitures sont omniprésentes dans notre quotidien. On ne peut pas dire que c’est le choix qui manque.

Pourtant, la voiture est maintenant perçue par plusieurs utilisateurs de tous les jours comme un moyen essentiel de se rendre du point A au point B, un besoin dont nous ne pouvons nous passer, même si nous ne le voulons pas. Coûts élevés par ici, entretien par là, billets de vitesse pour toi, de stationnement pour elle. Et par-dessus tout, une pandémie environnementale et sociale. Je souffre pour le banlieusard qui doit utiliser sa voiture pour aller chercher le lait de la petite.

Mais, n’aillons crainte, nos médias se réveillent et propagent la bonne nouvelle! Serait-ce le début d’une nouvelle perception de notre bien-aimée ? Il est temps que notre dépendance à l’automobile telle que nous la connaissons aujourd’hui soit revue. Cela doit prendre forme dans la perception qu’en font les médias.

Posté par admin

Êtes-vous de ceux qui « tweetent » ?

Twitter, un outil de micro-blogging, a vu le jour en 2006, à San Francisco. Il permet à ses utilisateurs de répondre, en 140 caractères ou moins, à la question suivante : « que suis-je en train de faire ? »

Trop simple ? Peut-être pas. Les tweets (gazouillis) ont plusieurs utilités :

  • Informer sa communauté des activités en cours dans notre vie ou au sein de notre entreprise
  • Engager un dialogue de type messagerie instantanée avec un ami (quoique cette fonction soit remise en question par plusieurs)
  • Partager des liens momentanément (à la façon de del.icio.us, mais jusqu’à la prochaine mise à jour du « tweet »).

Et le dernier aspect, mais non le moindre :

  • L’alternative, ou le complément, à un blog.

C’est là que Twitter prend tout son sens pour les professionnels des relations publiques. En effet, comme le site Web permet de « suivre » des collègues et ainsi recevoir leurs mises à jour (sur notre page, sur notre cellulaire, ou autre), il devient facile de leur transmettre nos messages également. Une belle vitrine, qui permet, lorsque connecté au bon réseau, d’obtenir scoops et nouvelles et de transmettre les nôtres à nos publics, qu’ils soient clients, collègues, journalistes ou autres.

Alors, êtes-vous de ceux qui « tweetent »?

Posté par admin

Pop-corn, cellulaire et marketing viral : un cocktail qui pétarade (la suite…)

 

Faut-il s’insurger contre le genre de « petits exploits » des concepteurs de la vidéo « pop-corn » ? Je ne crois pas. Toutefois, la multiplication de ce genre de tactiques nous amènera sûrement à se poser de nombreuses questions et personne ne peut prédire avec certitude jusqu’où cette nouvelle façon de faire ira et quelles en seront les conséquences. Mais une chose est sûre : le Web participatif, en impliquant directement les gens dans la distribution et la diffusion des messages publicitaires, bouleverse les règles du jeu en matière de marketing. Mais en quoi consiste précisément ce bouleversement ?

 

Certains, comme Joël de Rosnay (voir La révolte du pronetariat : des mass médias aux média des masses – livre téléchargeable gratuitement), voyaient dans l’émergence des médias sociaux une prise de pouvoir par les « masses » (les auditoires) sur l’information et les communications, et ce, au détriment du contrôle soi-disant monopolistique des « mass médias » traditionnels qui, pour relater la célèbre déclaration de Patrick Le Lay, ancien p.-d. g. de TF1, mettent à la disposition des publicitaires les « cerveaux » des auditoires. Doit-on, à la lumière des nouvelles tactiques de marketing viral, en déduire que le bouleversement en question réside dans le fait que ce sont les masses elles-mêmes qui, dorénavant, décideront du contenu digne de monopoliser l’attention de leur cerveau ? C’est visiblement ce qui semble être le cas. Et au lieu de le faire en échange d’une émission à la télé ou d’un article dans un journal, elles le feront en échange d’une petite drôlerie ou d’une petite tromperie pas trop méchante.

 

Qui sont les gagnants et les perdants dans tout ça ? Les entreprises, les agences de publicité et de marketing, les médias traditionnels, les auditoires… qui tirera le plus de bénéfices et d’avantages de tous ces bouleversements et quelle sera la part d’adaptation que ces différents acteurs auront à faire pour tirer leur épingle du jeu ? Autant de questions autour desquelles les spécialistes des communications seront appelés à débattre.

Posté par Vincent Galipeau

Le gros bon sens – ce n’est pas la préoccupation de tous!

À preuve la décision rendue il y a quelques jours par un arbitre chargé d’étudier un grief déposé par le syndicat des cols bleus de Montréal. Le syndicat, organisme très progressiste s’il en est un, allègue que le règlement de la Ville de Montréal obligeant les propriétaires d’établissements commerciaux à conserver propre le devant de leur commerce contrevient à sa convention collective signée avec la Ville! Et un arbitre a décidé que la requête du syndicat avait plein de bon sens et lui a donné raison! Vous vous imaginez, chers collègues commerçants et gens d’affaires!? Qu’on se le dise : selon ce cynique arbitre, on n’a pas le droit de s’assurer de la propreté extérieure de nos commerces…cela ne fait pas plaisir aux cols bleus de Montréal!! Heureusement la Ville a décidé de contester cette décision qui relève de la science-fiction syndicale et de porter la cause en appel! Est-ce qu’on pourrait arrêter de nommer n’importe qui à des postes d’arbitres dans le monde des relations de travail? Cette décision tient de la plus pure démagogie syndicale qui, disons-le est dépassée et rétrograde. Tiens, je parierais que cet arbitre est un ancien syndicaliste qui veut poursuivre son œuvre tout en étant payé par les contribuables!

Posté par Ahmed Galipeau

Le Web 2.0 à Montréal : un esprit de village

Je lisais récemment le papier du journaliste spécialisé en technologies de La Presse, Alain Mckenna qui mettait en vedette le lancement remarqué de deux nouvelles entreprises pour le moins ambitieuses.  

La première, Praized.com, offre aux internautes le privilège de recommander ou non, un commerce basé en Amérique du Nord grâce à une entente fort intéressante avec le Groupe Pages Jaunes. Comme Sébastien Provencher le suggère, on peut utiliser Praized comme application sur la plateforme Facebook en allant au : http://apps.facebook.com/praized/. 

La seconde, Identi.ca, est une plateforme de microblogues, à la manière de Twitter que ma collègue Marie Claude Bernard vous présentera sous peu sur notre blog. Brièvement, Identi permet aux usagers d’écrire de courts messages sur le site, auxquels leurs amis et contacts peuvent accéder par messagerie instantanée, par SMS ou par fil RSS. 

Fait important à souligner, ces deux nouvelles entreprises sont beaucoup plus que de simples sites web, elles sont littéralement des plateformes qui reprennent les valeurs fortes du Web 2.0, soit d’offrir un service gratuit aux utilisateurs et aux développeurs et d’utiliser des médias sociaux pour se tailler une place sur la toile. 

Nous sommes loin du site internet traditionnel (de génération 1.0) !

Posté par Serge Vallières

Pop-corn, cellulaire et marketing viral : un cocktail qui pétarade

Deux hommes et une femme dans la vingtaine sont assis autour d’une table à café. L’un des deux hommes veut prouver que la « puissance » combinée des trois cellulaires disposés sur la table autour de quelques grains de maïs peut carrément les faire cuire en quelques secondes et les faire exploser comme dans un micro-onde. L’idée vous semble farfelue ? Quoi de mieux pour le croire… que de le voir ? Et tiens, tiens… il y a justement une quatrième personne, caméra à la main, pour filmer le tout. Évidemment, l’expérience est concluante… et la simulation des « comédiens » des plus convaincante.

 

Voici en quoi consiste la vidéo de 45 secondes destinée à faire mousser la vente d’oreillettes pour cellulaire qui a fait le tour de la planète et qui a été vue par des millions et des millions de personnes. Remarquez, je ne l’aurais peut-être jamais vue, ni même jamais entendu parler de ladite vidéo si nos médias traditionnels ne se faisaient pas aussi souvent le relais par excellence du nouveau marketing viral. Quoi en dire ? Disons que tant que la chose fascinera, elle sera d’intérêt public, au grand plaisir des concepteurs de publicités virales d’ailleurs. Car l’exploit ultime dans le domaine n’est-il pas que les grands médias se mettent eux-aussi de la partie ?

 

S’ils sont nombreux à s’enthousiasmer du phénomène, il y en a peut-être autant qui demeurent plutôt perplexes face à cette nouvelle façon de vendre et de convaincre. D’abord, il y a ceux, un peu grincheux, qui se demandent comment il est possible de perdre autant de temps à visionner autant d’idioties et, de surcroît, à les répandre comme un cancer qui se généralise. Peut-être que ceux-là ont une vision un peu trop négative, voire méprisante, du phénomène. Ensuite, il y a ceux qui se questionnent sur le côté éthique de produire des vidéos qui, à première vue, semblent être destinées à divertir alors qu’en bout de ligne, leurs producteurs sont animés par le désir de vendre ou de faire connaître une marque. La ligne entre, d’une part, la vidéo amateur sans prétention et sans arrière-pensée commerciale, et, d’autre part, la publicité en bonne et due forme, peut devenir plus que mince dans le Web 2.0; elle peut carrément disparaître.

 

À suivre…

 

Posté par Vincent Galipeau

AGC s’implique!

Cette année marquera la quatrième édition du colloque Parle parle, jase jase, activité organisée par les Jeunes relationnistes de la SQPRP et destinée aux jeunes professionnels en relations publiques. Tenu à la mi-mars, le colloque leur permet de participer à une variété de conférences et panels avec des grands noms de l’industrie.

Cette année, AGC s’implique en grand. En effet, trois dignes représentants de notre équipe de relations publiques, Jean-Vincent Lacroix, Serge Vallières et moi-même, siégerons sur le comité commandites. Notre objectif : entre 15 000 et 20 000$.

Une belle façon de réseauter, de s’impliquer dans le milieu, et de représenter le cabinet sur la place publique.

Notre implication débutera sous peu. Dès cette semaine, nous mettrons la machine en branle afin de mettre sur pied un plan de visibilité alléchant. Qui sait, peut-être aurez-vous la chance de vous impliquer en collaborant financièrement à cette activité, qui attire, bon an, mal an, entre 200 et 250 jeunes relationnistes et professionnels en relations publiques?

Posté par admin

Gestion de la réputation et le calendrier des filles de Molson Ex – les « Serge » adorent — les femmes montent aux barricades!

Que devons-nous en penser? Parlez-en en bien ou parlez-en en mal mais parlez-en, diront certains? Est-ce bien la bonne façon d’augmenter la notoriété de la Molson Ex et de ses ventes?

Pour ma part je ne crois pas que le risque en vaut la chandelle pour les actionnaires de Molson! Le nouveau calendrier montrant de jeunes et magnifiques femmes québécoises courtes vêtues et venant de diverses régions du Québec fait jaser. Molson Coors allègue que sa priorité est de rejoindre son public cible, soit les « Serge », hommes de 18-34 ans qui ont comme cordes sensibles le sport, les voitures, la musique, la fête et les belles filles. Soit. Mais faut-il s’aliéner une catégorie importante de consommateurs pour le faire? « On nous répétait constamment qu’il fallait avoir l’air cochonne lors des prises de photos », affirmait en entrevue au Journal de Montréal l’une des jeunes québécoises photographiées.

Les plaintes des groupes de femmes qui dénoncent cette campagne excèdent déjà plus d’une centaine. Matière à réflexion? Je le crois. Les femmes boivent peu de bière alors pas besoin de s’en faire penseront certains? Et l’impact de cette promotion sur la réputation de l’entreprise alors? Il serait intéressant de consulter les résultats d’un sondage mixte homme/femme sur le sujet, histoire de valider si le calendrier en question a modifié leur opinion de Molson Coors et s’il aura un impact sur leurs intentions d’achat des produits de cette entreprise. 

Les entreprises brassicoles n’en sont pas à leur premier « stunt promotionnel et publicitaire en la matière ». Le promoteur du calendrier indique que c’est de l’art et que nous sommes loin de la porno. Je dirais que Molson joue avec le feu et que la réputation de Molson Coors risque d’être noircie! Certains diront que les filles sont magnifiques et qu’il n’y a pas matière à s’offusquer. Certaines diront que c’est encore de l’exploitation sexuelle. Qu’en pensent les actionnaires de Molson? Et vous, qu’en pensez-vous?

Posté par Ahmed Galipeau

À l’automne prochain Yulbiz Montréal…

J’étais du dernier Yulbiz Montréal au Café Méliès avec l’ami et collègue Pierre Bouchard. Comme à l’habitude, nous devions répondre à la question du mois qui avait été pensée et commanditée pour l’occasion, une première, par Martin Ouellette de Provokat, un personnage et blogueur plutôt coloré que je rencontrais pour la première fois et dont la vision du Web 2.0 est des plus intéressante.

Voici la question : Accepteriez-vous, contre rémunération, de bloguer pour un annonceur avec l’option d’afficher la mention « billet commandité » ? Oui ? Non ? Pourquoi ? 

Et voici ma réponse : Je ne pourrais accepter. À titre de conseiller en RP, je serais prêt à bloguer pour l’un de mes clients (notion de « ghost-blogging »), mais pas d’être sponsorisé par un annonceur.

Je crois que la mention « billet commandité » diminue l’objectivité du billet et les lecteurs seront à mon avis moins poussés à visiter les blogues qui adoptent cette ligne de pensée. Cette réflexion est à suivre… 

Enfin, après avoir échangé pendant un bon moment sur les nouvelles tendances du Web 2.0 avec le mentor et ami Philippe Martin, ce dernier m’annonçait en grande primeur qu’un second collectif, qui est présentement au stade préparatoire, porterait le nom « Comment bloguer dans un contexte d’affaires » et serait lancé prochainement en raison du succès monstre qu’a connu la première édition (Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires). Je crois que la série de conférences portant sur les défis générationnels de l’entreprise 2.0 et les stratégies de communications pour les blogs d’affaires données récemment par Philippe et son collègue Claude Malaison à Bordeaux constitue l’élément déclencheur de ce nouveau projet.

Pour ceux et celles qui ne se sont pas encore procurés le premier collectif, je vous le recommande fortement.

Posté par Serge Vallières