Archives de : octobre 2008

La vidéo pour promouvoir une entrée en poste

Le monde des affaires montréalais a eu tout un choc lundi en fin de journée, lorsque Isabelle Hudon, présidente et chef de direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, a annoncé sa démission par voie de communiqué. Aucune annonce avant le lendemain, annonçait la nouvelle. Quoi? Alors que nous la voyions, impliquée comme jamais, dans les quotidiens au moins quatre fois par semaine, elle se retirait de ses fonctions? Mais là n’est pas le but de ce billet.

Tel que prévu, le mardi, dans les Infopresse et Grenier aux Nouvelles de ce monde, nous apprenions qu’elle prenait la direction de Marketel, une boîte de communication marketing reconnue. Quoique surprenant, ce qui l’est encore plus, est la façon dont Marketel a choisi de prendre pour faire connaître sa nouvelle direction : un vidéo en page d’accueil de leur site Web. Un vidéo où madame Hudon décrit ses qualités qui la rendent qualifiée pour le poste, tout comme ce qui fait de Marketel une solide boîte créative. Brillant. Je serais intéressée de voir combien de clics le site a obtenu dans les derniers jours. Un bel exemple d’une entreprise qui s’adapte et va de l’avant, non pas seulement avec les médias traditionnels (c’était acquis dans ce cas-ci), mais également avec le Web.

Posté par admin

Bloguer dans un contexte d’agence…

Après presque deux semaines d’absences sur notre blog, je fais un retour question de vous rassurer chers lecteurs que je suis toujours relationniste et blogueur, même si parfois, le temps nous manque légèrement.

Actuellement, je prépare deux opérations de relations de presse, dont une est particulièrement d’actualité, puisqu’il s’agit d’une étude dressant le portrait de la main-d’oeuvre dans le secteur du transport aérien au Québec. Pour ces deux activités de presse, j’agirai à titre de maître de cérémonie, un rôle toujours intéressant à remplir, particulièrement dans le contexte d’agence puisque l’on doit s’imprégner de la culture et du contexte d’affaires de son client.

Dans un prochain billet, je vous ferai part des résultats de ces opérations et pendant ce temps, je demeure à l’affût des phénomènes ou des tendances qui pourraient attirer votre attention.

Posté par Serge Vallières

Le storytelling ou l’art de conter

L’arrivée du storytelling s’est faite dans les années 1990, alors qu’au sein des sciences humaines on parle d’un tournant narratif. Christian Salmon dénote dans son recueil Storytelling la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (2007) une augmentation inquiétante de la place du récit dans la sphère sociale. L’omniprésence du récit se fait sentir en politique, mais aussi en entreprise. En parfait ligne directrice avec l’ouvrage de Naomie Klein, No Logo, Salmon présente la suite logique de l’omniprésence du logo dans l’incorporation cette fois de la narration aux discours entrepreneuriaux. « Dix ans plus tard, ces mêmes théoriciens avaient changé d’avis : désormais, il fallait produire nos plus des marques, mais des histoires… » (Salmon, 2007).

 Le storytelling s’exprime ainsi par la création d’un récit servant des desseins privés. Cette histoire doit s’exprimer dans les valeurs et les moeurs des publics visés. La consommation permet ainsi aux acteurs sociaux de s’incorporer dans une plus large mesure à un récit. Si je consomme telle boisson, je m’intègre également aux valeurs véhiculées par le récit construit par l’entreprise. J’accepte ainsi le rôle que m’offre ce récit et je l’endosse « publiquement ». Consommer devient désormais une façon de s’intégrer à un système de valeurs plus large au sein d’une « communauté » fondée sur des intérêts commerciaux. Vous rappelez-vous la « Génération Pepsi« ? Dans la foulée de théories en sciences sociales, le storytelling offre de nouvelles avenues de réflexions fécondes. Le livre de Salmon à cet égard s’avère des plus intéressants, quoiqu’aussi quelque peu inquiétant…

Posté par admin

Ces entrepreneurs à la merci des investisseurs

Je regardais lundi soir une émission de téléréalité sur la chaîne de télévision anglophone CBC se nommant Dragons’ Den. Le concept à première vue banal, consiste à permettre à des entrepreneurs à la recherche de financement d’effectuer un pitch de vente auprès d’un groupe de cinq investisseurs (quatre hommes et une femme), par moment sympathiques et par moment arrogants voire méprisants, en présentant leurs concepts d’affaires dont certains méritent une remise en question.

D’un point de vue communicationnel, je dois avouer que cette émission est originale puisqu’elle permet à des entrepreneurs de tout âge d’obtenir une occasion concrète de présenter leurs solutions d’affaires à des investisseurs aguerris tout en obtenant une fenêtre de visibilité intéressante sur une chaîne de télévision nationale et ce, pendant plusieurs minutes.

Quoique cette émission demeure dans l’univers de la téléréalité, il y a tout de même un important contraste avec la trop populaire émission Loft Story qui croyez le, entame sa cinquième saison sur les ondes de TQS, chaîne dorénavant distante de l’univers des nouvelles et de l’information, mais cela pourra faire l’objet d’un autre billet.

Posté par Serge Vallières