2011
Nous croyons en Google+ (partie 2)
VIE PRIVÉE / VIE PUBLIQUE
Sans surprise, Google+ a su comprendre ce qui ne plaisait pas aux utilisateurs de Facebook : le non-respect de la vie privée.
En ce sens, le principe des cercles est une révolution. Si les paramètres de confidentialité sur Facebook nous permettent, eux aussi, de choisir qui a accès à nos informations sur notre mur, ils restent difficilement modifiables pour le commun des mortels.
Le fonctionnement de Google+ est basé sur le principe même de la confidentialité des données. Ne soyons pas naïfs pour autant, rien ne disparait du Web, mais quoiqu’il en soit, il est très facile de choisir qui a accès à nos informations sur notre mur personnel. Par le fait même, Google+ instaure des cercles (famille, amis, professionnel, connaissances, etc.) qui permettent aux utilisateurs d’accepter dans leur communauté leur patron, leurs amis, au même titre que leur belle-mère, car chacune de ces personnes sera placée dans un cercle spécifique. Chaque cercle étant indépendant, l’utilisateur choisi quelle information, quelle photo et quel lien peut être diffusé dans chacun des cercles. Poussons le vice plus loin, les membres d’une communauté ne savent pas dans quel cercle leurs « amis » les ont placés.
Ainsi, Google+ permet à ses utilisateurs de maîtriser la diffusion de l’information sur sa plateforme de réseautage. Cette maîtrise avait tendance à échapper à Facebook, ou plus particulièrement aux utilisateurs n’étant pas familiers avec les paramètres de confidentialité.
Finalement, la recette gagnante consiste à s’inspirer le plus possible de la réalité des relations sociales pour développer une plateforme. Facebook a connu du succès, en partie car il correspond au mode de communication de ses utilisateurs. Google+ s’y conforme également. Êtes-vous la même personne au travail, chez vous et avec vos amis ? Abordez-vous les mêmes discussions ? Développez-vous les mêmes relations ? Il semble que non, et c’est bien normal, nous nous adaptons à notre milieu social. Il en est de même sur Google+ : ce que vous diffuserez dans votre cercle de professionnels pourra être très différent de vos actualités dans votre cercle d’amis. Au final, chaque cercle diffusera une facette de votre personnalité. Une tendance à la schizophrénie dîtes-vous ? Peut-être… La vie, tout simplement.
Gwenaël Brisé