Éditorial

Le Québec au 5e rang des plus endettés du monde industrialisé – alors on fait quoi?

Le rapport du ministère des finances du Québec publié cette semaine révèle que le Québec compte parmi les 5 pays les plus endettés au monde avec la Grèce et l’Islande qui eux sont carrément en faillite. En termes de % par rapport au PIB (produit intérieur brut) la dette du Québec s’élève à 94%. C’est plus que le gouvernement du Canada (69,7%); c’est plus que les neuf autres provinces canadiennes! Bref, le Québec ne va pas bien du tout. Et vous savez quoi? Je crois que la majorité des québécois 1- ne le sait pas 2- ne veut pas le savoir 3- s’en fout éperdument!

Mes dix prescriptions pour guérir les finances du Québec

Il faut absolument que ceux et celles que nous avons élus prennent rapidement le taureau par les cornes et mettent en place de la médecine corsée pour freiner ce train qui va s’écraser lourdement. Je ne suis ni économiste, ni ministre, ni devin, mais personnellement, je prescrirais à notre premier ministre les dix mesures suivantes :

1-      ticket modérateur de 25$ par visite dans le réseau de santé; tous les revenus iraient directement au remboursement de la dette;

2-      augmentation de 0,10$ le litre d’essence; tous les revenus iraient directement au remboursement de la dette;

3-      implantation de systèmes de péage sur toutes les autoroutes et les ponts; tous les revenus versés au remboursement de la dette;

4-      taxe de 0,20$ la bouteille de plastique; tous les revenus versés pour le remboursement de la dette;

5-      augmentation de 10% des tarifs d’électricité à chaque année pour cinq ans; allez hop, on rembourse la dette;

6-      augmentation de la taxe de ventes de 3% sur tous les produits et services! Bang, on rembourse la dette;

7-      on gèle tous les salaires des employés de l’état pendant trois ans. Boum, on rembourse la dette;

8-      Taxe de 5% additionnelle sur tous les produits de luxe comme les vins et spiritueux, les bijoux, bref tout ce qui ne fait pas partie des choses essentielles de la vie! Paf, un autre coup à la dette;

9-      Taxe de 10% sur les produits de loteries et de jeux. Vlan, un autre dur coup à la dette;

10-  Finalement je sabrevais 25% de toutes les subventions qui sont accordées par le gouvernement dans l’ensemble des secteurs et je réduirais de 20% toutes les sociétés d’état! La dette du Québec fondrait rapidement et on pourrait entrevoir un avenir beaucoup plus prometteur pour les futures générations tout en devenant un état beaucoup plus compétitif pour créer des emplois et reprendre le chemin de la prospérité.

Mais je sais! Je sais que rien ne sera fait sauf quelques petites mesures frileuses que le ministre des finances annoncera du bout des lèvres lors du prochain budget et que l’opposition officielle dénoncera à tout crin pour bien paraître.

Et tôt ou tard, nous alons souffrir doublement. Nous avons les gouvernements que nous élisons (et ils sont tous pareils d’un à l’autre) :  mous, sans courage et sans vision. Allez poursuivons notre route vers la faillite!

Posté par Ahmed Galipeau

L’image de marque, plus qu’un simple logo…

J’étais chez Grange vin + bouffe avec mes collègues il y a quelques heures et je dois vous avouer que j’étais d’entrée de jeu séduit par l’image de marque du restaurant-lounge situé sur la rue McGill dans le vieux-Montréal. Un branding à la fois jeune et branché, mais encore plus… Un personnel avec une approche personnalisée, un vocabulaire associé à l’image de l’établissement et un design intérieur qui reflète le concept, c’est-à-dire, moderne, branché et accessible!

Avant de visiter cet endroit, je trouvais le logo intéressant et maintenant, je trouve le concept et l’image de marque encore plus pertinents, car il y a une synergie entre chacune de ces composantes.

Je vous recommande l’endroit et j’ose même lui donner une note de quatre étoiles et demi!

Posté par Vincent Galipeau

Même ou nouveau maire pour un troisième mandat?

Le nouveau maire de Montréal sera-t-il le même homme à son troisième mandat? Bien sûr qu’il lui faut faire un grand ménage dans les politiques d’attribution de contrats! Mais il lui faut aussi relancer Montréal. Vivement de nouvelles idées et de nouveaux investissements pour relancer la ville qui est supposément le moteur économique du Québec.

Vivement la mise en place de tous les éléments prévus au plan de transport. De grâce monsieur le maire, laissez à des gestionnaires compétents le soin de s’occuper des rues, des trottoirs et des nids de poules et relançons ensemble un nouveau Montréal.

La réputation de Montréal est sérieusement compromise suite aux récents scandales. Vivement une nouvelle image de marque. Je suis d’accord avec Isabelle Hudon (ex-présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain), sortons des sentiers battus. Il est grand temps que vous fassiez appel à de nouveaux experts en image de marque et en communication. Nous avons tous ces experts ici-même, prêts à donner un coup de pouce! Montréal et le Québec en ont grandement besoin.

Posté par Ahmed Galipeau

Montréal: sa réputation est sérieusement compromise

Les récents scandales mis à jour par Radio-Canada, La Presse et autres médias entourant l’obtention de contrats avec le monde de la construction et de firmes d’ingénieurs font très mal à la réputation de notre ville. Les médias du reste du Canada s’en donnent à cœur joie et nous regardent maintenant sous une loupe très peu flatteuse. Qui va faire un grand ménage? Qui va se lever et assaisir la façon dont les contrats sont octroyés par la ville de Montréal?

Je vous donne une piste sur ce dernier point : si la ville arrêtait d’exiger systématiquement dans ses appels d’offres que les fournisseurs aient de l’expérience avec la ville, critère qui représente bien souvent 20 et 25% dans la pondération des résultats pour choisir une firme, on aurait beaucoup de sang neuf à la ville avec des experts tous aussi et même plus qualifiés que ceux qui règnent actuellement.

 Pensez-y!? 

Posté par Ahmed Galipeau

Un Grand Prix de Montréal à petit prix pour Ecclestone: sommes-nous simplement gentils ou carrément innocents?

Question: comment un milliardaire convainc trois paliers de gouvernement et Tourisme Montréal de lui payer 75 millions de dollars avec l’argent des honnêtes contribuables pour avoir une course de « char » à Montréal?

Réponse: en capitalisant sur la mollesse et la courte vision de nos politiciens et en attisant l’ardeur de quelques restaurateurs et hôteliers des rues Peel et Crescent qui feront de l’argent pendant quelques jours! Voilà la recette.

Imaginez ce que nous pourrions faire avec 75 millions de dollars… Créer une vingtaine de PME, qui ensemble, généreraient le double des retombées économiques de la cours de « char » tout en créant des emplois à long terme. Mais non. On préfère donner notre argent à un milliardaire venu d’ailleurs qui, pour ajouter à l’insulte, refuse de payer une seule «cenne» d’impôt sur notre don de 75 millions de dollars!

Nous sommes définitivement le peuple le plus gentil de la planète! Ou le plus innocent! Je ne sais plus… À vous de décider.

Posté par Ahmed Galipeau

Définir blogue, blog ou vitrine interactive…

L’ami Philippe Martin bloguait récemment sur un sujet très pertinent, soit la définition d’un blogue, d’un blog ou d’une vitrine interactive.

Et voici le résultat de sa réflexion:

« Un blog (blogue) est un site web dont l’édition simple et efficace permet de diffuser des textes, des images, des vidéos sur en base régulière et d’y recevoir des commentaires, le tout sans connaissances techniques particulières. L’archivage du contenu et son indexation très rapide dans les moteurs de recherche en font un des éléments essentiels de la communication à l’ère de l’économie de la conversation . »

À cette définition très précise et surtout très juste, j’ajouterais la notion de dynamisme, d’interactivité, de dialogue et de rétroaction rapide que le blogue permet d’offrir aux internautes. Vos commentaires sur cette définition sont les bienvenus chers lecteurs…

Posté par Vincent Galipeau

São Paulo bannit les panneaux publicitaires

Dernièrement, le centre financier et industriel de l’Amérique latine et la plus grande ville du Brésil, São Paulo, ont voté une loi interdisant tous les panneaux publicitaires. Cette loi fait de cette mégalopole de 11 millions d’habitants la première ville au monde avec une telle règlementation.

Les cicatrices d’un temps révolu
Il y a de cela quelques années à peine, les panneaux publicitaires étaient omniprésents dans cette mer de gratte-ciel qui s’étend à perte de vue. Ils ont subitement disparus. Des marques sur les murs, des cadres vides et quelques autres vestiges trahissent la présence ancienne de publicités flamboyantes qui, disait-on, rivalisaient d’audace pour attirer l’attention.

Des plaies encore ouvertes
Gilberto Kassab, maire de São Paulo, en convient. La mesure est radicale. D’ailleurs, bien que le projet ait reçu l’aval de la population, il y eut quelques opposants dont, bien entendu, les publicitaires. Les actions en justice de ces derniers n’ont pas porté fruit jusqu’à maintenant. Mais ils ne sont pas les seuls à regretter les panneaux publicitaires. Des citoyens disent qu’ils mettaient de la couleur et de la joie dans la ville. Certains nostalgiques ont même comparé la nouvelle São Paulo à la ville de Berlin-Est à l’époque de la Guerre froide.

Est-ce possible au Canada ?
Buenos Aires et plusieurs villes européennes seraient intéressées par l’adoption d’une loi similaire. Y a-t-il au Canada une volonté politique et populaire pour une telle mesure ? Inutile de dire que cela susciterait une forte opposition au pays, laquelle mènerait sûrement à des recours en justice au nom de la liberté d’expression. Mais la liberté d’expression rend-elle inaliénable la liberté de faire de l’affichage publicitaire? Rien n’est moins sûr.

Posté par Vincent Galipeau

De retour sur le blog d’AGC…

Après une absence de plus d’un mois sur notre blog, je vous reviens afin de vous faire part de la saison estivale chez AGC… Appels d’offres, nouvelles offres de services, développement des affaires auprès de nouveaux clients et clients existants et projets de tout ordre en cours sont l’ensemble des mots-clés qui circulent au sein de notre cabinet-conseil, car malgré une certaine récession, notre équipe est loin du stade de l’ennui!

Bref, je terminerai ce billet en vous invitant à visiter notre blog au cours des prochaines semaines et des prochains mois, car il y aura des changements intéressants que vous serez à même de le constater.

Posté par Vincent Galipeau

Réinventer l’industrie de l’automobile, à la manière du Web?

C’est aujourd’hui que s’est exprimé le président américain, Barack Obama, sur la très attendue restructuration de l’industrie automobile. Au même moment, le constructeur General Motors (GM) doit déposer un bilan de ses activités. Je crois que tout comme le Web, l’industrie automobile doit entrer dans une nouvelle ère, que l’on pourra qualifier: l’ère de l’industrie automobile 2.0. Je trouve le parallèle plutôt intéressant, car le Web, avant d’entrer dans la sphère du Web 2.0, était statique et privé d’interaction, sauf peut-être pour les animations Flash me direz-vous.

Pour l’industrie automobile, les consommateurs achètent leur véhicule, mais où se situe leur niveau de préoccupation à l’égard des impacts sur l’environnement? Un changement de moeurs s’impose et l’industrie automobile doit réinventer l’approche afin de faire en sorte que chaque nouvelle automobile vendue ait un impact positif sur l’environnement. Automobile vendue et environnement, j’observe une certaine dichotomie en insérant ces deux idées dans une même phrase! Les véhicules hybrides représentent un pas dans la bonne direction, mais l’implantation des véhicules électriques tarde à être commercialisée et le temps presse.

En terminant, voici quelques statistiques évocatrices tirées d’un article de la revue Commerce récemment rédigé par Kathy Noël. En 2020, les véhicules tout électriques occuperont 5% du marché. Cela pourrait représenter plus de 50 millions de véhicules, si on se fie à l’évolution du parc automobile mondial, qui, selon les prévisions, devrait dépasser le milliard d’unités dès 2010.

Chers politiciens du Québec, du Canada, des États-Unis et de partout ailleurs dans le monde, qu’attendez-vous pour emboîter le modèle du Web 2.0 pour révolutionner l’industrie automobile?

Posté par Vincent Galipeau

«Bullshiter» ou ne pas «bullshiter». Telle est la question.

D’entrée de jeu, je tiens à vous annoncer que je n’ai pas l’intention de répondre à cette question existentielle qui titille bon nombre de communicateurs depuis la parution de la chronique de Patrick Lagacé sur le sujet dans le quotidien La Presse. Je n’ai pas l’intention non plus de condamner ni d’acclamer le blogue sur le bixi «À vélo citoyens». Mon intention est plutôt de pousser plus loin la réflexion sur le sujet, à la lumière bien sûr de la controverse que ce blogue suscite présentement, mais aussi par rapport à l’enseignement que j’ai reçu dans le cadre de mes études en communication et relations publiques à l’Université de Montréal.

En premier lieu, il convient de rappeler à quel point le Web 2.0 a provoqué une petite révolution au niveau des communications marketing et des relations publiques. Pourquoi ? Principalement parce que ce nouvel outil, plus que tout autre médium, facilite le processus bidirectionnel de communication propre aux relations publiques. Dans un tel processus, «les publics écoutent les messages des professionnels des communications, mais également ces derniers ont comme devoir d’écouter et de comprendre leurs publics» (Martel (2006). En effet, la définition des relations publiques qui m’a été le plus souvent présentée au cours de mes études était la suivante : «Public relations is the management function that establishes and maintains mutually beneficial relationships between an organization and the publics on whom its success or failure depends» (Cutlip, Center et Broom (2000).

En deuxième lieu, il convient de mettre cette définition des relations publiques en contexte avec le livre «On bullshit» du philosophe Harry Frankfurt dont se sert Patrick Lagacé dans sa chronique, le tout par rapport au blogue sur le bixi.

Selon Frankfurt, tandis que le menteur (ce dont je n’accuse pas les auteurs du blogue d’être) doit savoir la vérité afin de mieux la dissimuler, le «bullshitter» (épithète que je ne tiens pas non plus à accoler aux auteurs du blogue) se soucierait uniquement de son propre agenda ou de ses propres intérêts, sans s’intéresser à la vérité quelle qu’elle soit. Suivant ce raisonnement, la «bullshit» serait un plus grand ennemi de la vérité que ne le sont les mensonges.

Malgré tout le respect que j’ai pour Patrick Lagacé, je crois qu’il est injuste de faire un rapport entre la théorie de Frankfurt et le blogue «À vélo citoyens». De dire ou de laisser présumer que ledit blogue, par association, est un ennemi de la vérité, est un pas que je ne franchirais pas. Toutefois, je pose la question : Est-ce que l’esprit du blogue respecte celui des relations publiques ? Ou, dans la mesure où l’on considère que le blogue relève purement du marketing et non des relations publiques, est-ce qu’il vient en contradiction avec les actions habituellement mises de l’avant par la fonction des relations publiques ? Si l’on reprend la définition de Cutlip, Center et Broom, on peut se demander si l’invention de personnages fictifs présentés au public comme étant réels permet d’établir et de maintenir une relation mutuellement bénéfique entre une organisation et son public. Il est fort à parier que certains internautes ont été troublés d’apprendre que les personnes avec qui ils entretenaient une relation virtuelle n’étaient que subterfuge. Mais il est certain que d’autres ne s’en offusqueront pas outre mesure. Certes, le fait que le sujet du blogue, le Bixi, soit une chose que tous considèrent comme étant une bonne initiative permettra à la controverse de ne pas prendre des proportions alarmantes.

Mais la question demeure. Peut-on «bullshiter» sans craindre un ressac ? L’article de Patrick Lagacé démontre qu’il peut être hasardeux d’utiliser une telle stratégie. Quoiqu’il en soit, d’autres questions me chicotent. Pourquoi les auteurs du blogue n’ont-ils tout simplement pas utilisé le nom de vraies personnes ? Quelle est la raison pour laquelle ils devaient absolument utiliser des prête-noms ? N’était-il pas possible de créer un blogue sur lequel on invitait, en toute transparence, les Montréalais(es) à discuter du bixi ? En tout respect pour l’opinion contraire, je dois dire, pour conclure, que je ne souscris pas à l’argument, dont nous fait part Lagacé dans sa chronique, selon lequel un blogue hébergé par Stationnement de Montréal n’aurait intéressé personne.

Martel, L. Les relations publiques et leur implication dans la formulation de la stratégie des organisations, Mémoire de maîtrise, HEC, 2006, 135 p.

Posté par Vincent Galipeau
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