La crise qui frappe le constructeur automobile Toyota fera très mal à l’entreprise à court et moyen terme. Pourquoi? Les dirigeants ont été beaucoup trop lents à réagir! Toyota s’est embourbée dans ses procédures administratives plutôt que de réagir ultra rapidement.
J’en veux pour exemple la crise qu’a vécu un grand manufacturier québécois de classe mondiale il y a quelques années. Le client en question a réagi en quelques heures au fait qu’un problème technique s’est développé sur ses produits dispersés à travers le monde. Nous avons, en trois jours, conçu une pièce de remplacement, obtenu l’homologation des autorités réglementaires sur la dite pièce, fabriqué le kit de remplacement et déployé des équipes de techniciens à travers le monde pour réparer les produits en question. Parallèlement, nous avons produit un court vidéo sur le problème et la solution et élaborer un plan de communication. Mais cette histoire n’est jamais sortie publiquement tellement nous avons été rapide à régler le problème. Voilà ce qu’on appelle de la gestion de crise efficace.
Note aux blogueurs: l’éthique professionnelle m’empêche de nommer le client mais je peux vous dire que je faisais partie de la cellule de crise et que j’ai personnellement élaboré la stratégie de communication.
Posté par Ahmed Galipeau
Depuis que je conseille les caisses populaires, il y a maintenant plusieurs années, j’ai entendu invariablement les mêmes insatisfactions chez les dirigeants et les gestionnaires de celles-ci: pas assez d’autonomie face à la Fédération des caisses Desjardins du Québec, trop de rapports à compléter, trop de programmes auxquels participer, trop d’interventions de la part des trop nombreux employés de la Fédération, trop de comités, trop d’études, etc. Et surtout, pas assez de temps pour s’occuper des vraies priorités, les membres! Dans les faits, pour chaque tranche de quatre (4) employés qui travaille dans une caisse, il y a un employé dans les bureaux de la Fédération. C’est beaucoup trop!
Je suis d’avis que la nouvelle présidente de Desjardins devra résolument alléger la structure administrative du Mouvement et donner davantage d’autonomie à chacune des caisses qui, disons-le, sont le moteur et l’âme de cette grande coopérative financière. Les caisses sont devenues de véritables PME dirigées par des gestionnaires très compétents, très capables de faire progresser le mouvement coopératif dans leur milieu sans l’interventionnisme et la bureaucratie qui se sont lentement emparés de Desjardins.
À titre de membre individuel et de membre entreprise de plusieurs caisses populaires, je fais moi aussi confiance à la démocratie et au jugement solide des 255 électeurs qui ont offert le siège de PDG à Monique Leroux. L’avenir du Mouvement passe par des caisses Desjardins fortes, autonomes, avec tous les pouvoirs d’une PME et moins de bureaucrates qui dérangent leurs gestionnaires et les détournent de leur seule raison d’être quotidienne: faire fructifier les avoirs de leurs membres et leurs offrir le meilleur service à la clientèle possible d’imaginer. Madame la présidente, ne vous laissez pas détourner vous aussi par la machine. Donnez le vrai pouvoir aux caisses et les outils qui viennent avec…
Ahmed Galipeau, ARP
Posté par Ahmed Galipeau