Réinventer l’industrie de l’automobile, à la manière du Web?

C’est aujourd’hui que s’est exprimé le président américain, Barack Obama, sur la très attendue restructuration de l’industrie automobile. Au même moment, le constructeur General Motors (GM) doit déposer un bilan de ses activités. Je crois que tout comme le Web, l’industrie automobile doit entrer dans une nouvelle ère, que l’on pourra qualifier: l’ère de l’industrie automobile 2.0. Je trouve le parallèle plutôt intéressant, car le Web, avant d’entrer dans la sphère du Web 2.0, était statique et privé d’interaction, sauf peut-être pour les animations Flash me direz-vous.

Pour l’industrie automobile, les consommateurs achètent leur véhicule, mais où se situe leur niveau de préoccupation à l’égard des impacts sur l’environnement? Un changement de moeurs s’impose et l’industrie automobile doit réinventer l’approche afin de faire en sorte que chaque nouvelle automobile vendue ait un impact positif sur l’environnement. Automobile vendue et environnement, j’observe une certaine dichotomie en insérant ces deux idées dans une même phrase! Les véhicules hybrides représentent un pas dans la bonne direction, mais l’implantation des véhicules électriques tarde à être commercialisée et le temps presse.

En terminant, voici quelques statistiques évocatrices tirées d’un article de la revue Commerce récemment rédigé par Kathy Noël. En 2020, les véhicules tout électriques occuperont 5% du marché. Cela pourrait représenter plus de 50 millions de véhicules, si on se fie à l’évolution du parc automobile mondial, qui, selon les prévisions, devrait dépasser le milliard d’unités dès 2010.

Chers politiciens du Québec, du Canada, des États-Unis et de partout ailleurs dans le monde, qu’attendez-vous pour emboîter le modèle du Web 2.0 pour révolutionner l’industrie automobile?

Posté par Serge Vallières

L’identité numérique de Barack Obama ou la résonance du Web 2.0

Quand vient le temps d’aborder l’usage des médias et des réseaux sociaux dans la sphère politique, l’Europe nous vient immédiatement à l’esprit. Pourtant, le candidat du Parti démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama, constitue le plus bel exemple de la puissance que peut donner à une campagne l’utilisation stratégique du Web 2.0. 

Sur la page principale du site Web de Barack Obama, une section nommée OBAMAEVERYWHERE nous expose tous les réseaux et médias sociaux sur lesquels se retrouve le candidat démocrate. Facebook, MySpace, Twitter, LinkedIn, Digg, Flickr et Wikipédia pour ne nommer que les plus populaires, représentent une partie essentielle de la stratégie électorale et de communication préconisée par l’équipe. Un blog OBAMABLOG est également alimenté quotidiennement à même le site Web et a fréquemment recours aux photos et à la vidéo, une approche que mon ami Philippe Martin ne cesse de me vanter et avec raison… 

Voici un clin d’œil d’un billet sur le blog de Netpolitique qui félicite la stratégie Web 2.0 de l’équipe démocrate : « Certes, l’équipe d’Obama a déployé des trésors d’ingéniosité pour faire feu de tous bois sur le Web 2.0, s’appuyant sur cette formidable base de supporters pour s’imposer sur la plupart des réseaux et médias sociaux […] Mieux encore, il a su utiliser ces outils pour ce qu’ils sont, c’est à dire des instruments d’information, d’organisation, et de mobilisation. » 

Alors que les médias soulignent que Barack Obama détient de fortes chances de devenir le premier président afro-américain de l’histoire des États-Unis, je crois que nos collègues journalistes devraient également se pencher sur son approche novatrice et son audace d’avoir recours au Web 2.0 pour amasser des fonds, bâtir son image et surtout, gérer sa réputation. 

Posté par Serge Vallières