2008
Pop-corn, cellulaire et marketing viral : un cocktail qui pétarade (la suite…)
Faut-il s’insurger contre le genre de « petits exploits » des concepteurs de la vidéo « pop-corn » ? Je ne crois pas. Toutefois, la multiplication de ce genre de tactiques nous amènera sûrement à se poser de nombreuses questions et personne ne peut prédire avec certitude jusqu’où cette nouvelle façon de faire ira et quelles en seront les conséquences. Mais une chose est sûre : le Web participatif, en impliquant directement les gens dans la distribution et la diffusion des messages publicitaires, bouleverse les règles du jeu en matière de marketing. Mais en quoi consiste précisément ce bouleversement ?
Certains, comme Joël de Rosnay (voir La révolte du pronetariat : des mass médias aux média des masses – livre téléchargeable gratuitement), voyaient dans l’émergence des médias sociaux une prise de pouvoir par les « masses » (les auditoires) sur l’information et les communications, et ce, au détriment du contrôle soi-disant monopolistique des « mass médias » traditionnels qui, pour relater la célèbre déclaration de Patrick Le Lay, ancien p.-d. g. de TF1, mettent à la disposition des publicitaires les « cerveaux » des auditoires. Doit-on, à la lumière des nouvelles tactiques de marketing viral, en déduire que le bouleversement en question réside dans le fait que ce sont les masses elles-mêmes qui, dorénavant, décideront du contenu digne de monopoliser l’attention de leur cerveau ? C’est visiblement ce qui semble être le cas. Et au lieu de le faire en échange d’une émission à la télé ou d’un article dans un journal, elles le feront en échange d’une petite drôlerie ou d’une petite tromperie pas trop méchante.
Qui sont les gagnants et les perdants dans tout ça ? Les entreprises, les agences de publicité et de marketing, les médias traditionnels, les auditoires… qui tirera le plus de bénéfices et d’avantages de tous ces bouleversements et quelle sera la part d’adaptation que ces différents acteurs auront à faire pour tirer leur épingle du jeu ? Autant de questions autour desquelles les spécialistes des communications seront appelés à débattre.